C

Comme quoi quelques lobbies franco-régionaux suffisent à contrecarrer des engagements pris devant le monde entier à la COP21. C’est plus que confirmé, cette conférence n’aura donc malheureusement été que l’écriture en temps réel d’un scénario pour blockbuster américain.

L’assemblée nationale a donc rejeté l’interdiction de chaluter en eau profonde, c’est à dire de tracter des filets au-delà de 800 m (!).

Si l’amalgame a été fait avec l’interdiction du chalutage « tout court » c’est probablement pour mobiliser plus que les 44 à 112 marins qui seraient concernés en France par cette interdiction. Le nombre exact de bateaux pratiquant actuellement cette pêche en France est d’ailleurs apparemment impossible à obtenir.

Le bilan de cette technique de pêche est affligeant : entre 20 à 30 % des captures sont rejetées (mortes), plus d’une centaine d’espèces prises dans les filets pour seulement trois ciblées…

La pêche à la palangre (avec une ligne) est pourtant environ 700 fois moins destructrice et génère 6 fois plus d’emplois…

Les fonds marins et les espèces qui les peuplent sont encore très mal connus. La vie s’y développe très lentement et a dû faire preuve d’ingéniosité pour s’adapter à ces conditions si particulières. Il y a sans aucun doute mieux à faire que de détruire, pour le bénéfice immédiat de quelques uns, cet écosystème fragile, riche et au potentiel immense, notamment pour la recherche dans de nombreux domaines. Il pourrait être utile à l’avenir de milliards d’êtres humains…

En savoir plus sur le chalutage en eau profonde sur le site de l’association Bloom.

Il est 1 commentaire

  1. Dudule

    J’ai arrêté le poisson pour ne pas être complice. C’est léger, mais c’est déjà ça. Si la pétition de Bloom est toujours en route, je viens de la signer (pas de date à l’article).
    Ce lien est plein de chiffres clés, très bien.


Publier un nouveau commentaire